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Amis Français NSWAS
8 avril 2026
Entre désespoir et responsabilité : au cœur de l'espace de dialogue

Entre désespoir et responsabilité : au cœur de l'espace de dialogue

Analyse des échanges lors de la 4e conférence annuelle des anciens élèves de l'École pour la paix, décembre 2025.

Le point de départ

Le thème choisi pour la conférence de cette année – « Vivre dans une catastrophe permanente : entre dépossession, effacement et construction de l’impact » – visait à apporter un regard intime et sans concession sur la dure réalité de nos vies. Le postulat de départ était que la catastrophe n’est pas un moment éphémère, mais une condition permanente dans laquelle nous vivons et agissons. Les questions soulevées ne se limitaient pas à « quelles sont les catastrophes que nous traversons », mais portaient également sur « comment vivons-nous dans ce contexte », « où avons-nous une marge de manœuvre » et « que signifie créer un impact alors que le sol sous nos pieds est instable ».

Le dialogue comme méthode

Le dialogue – outil central de l’École pour la paix – a une nouvelle fois été au cœur de la conférence. Au cours de ces deux jours, cinq sessions de dialogue se sont déroulées en groupes fixes, coanimées par un animateur palestinien et un animateur juif, et menées en hébreu et en arabe avec une traduction simultanée. L’alternance entre sessions binationales et uninationales a permis de passer de la conversation avec l’autre et en sa présence à une réflexion tournée vers l’intérieur, au sein de son propre groupe d’identité.

Silence, langage et pouvoir

L'un des thèmes centraux qui s'est dégagé était la tension entre le silence et la mise au silence. Les participants ont évoqué des années durant lesquelles ils n’avaient pas pleinement exprimé leurs positions, et ont fait remarquer que même aujourd’hui, alors que l’espace commence à s’ouvrir, le discours reste prudent et hésitant, testant les limites de ce qui peut être dit. La question s’est posée de savoir si cela reflétait un musellement externe – politique et social – ou un choix interne de garder le silence, parfois motivé par l’épuisement, la peur ou un sentiment d’impuissance face à l’ampleur de la réalité. Le dialogue lui-même reflétait cette tension : on tournait autour des problèmes, on choisissait ses mots avec soin et, parfois, on évitait de s’engager plus profondément.

Dans ce contexte, la question de la langue a pris une importance particulière. Au-delà de la traduction, la langue était perçue comme un outil politique et un lieu de pouvoir : certains participants palestiniens se sentaient plus en sécurité lorsque l’autre partie ne comprenait pas leur langue, tandis que certains participants juifs considéraient l’apprentissage de l’arabe comme un acte de responsabilité et d’engagement. La question de savoir qui parle, dans quelle langue et à qui s’adressait-il est devenue partie intégrante du dialogue lui-même.

Identité et responsabilité

Au sein des espaces uninationaux, des questions profondes sur l'identité ont été soulevées. Parmi les participants palestiniens, les discussions ont largement porté sur la situation de la société palestinienne en Israël – prise entre la fragmentation sociale, l'érosion de l'identité collective, l'absence de leadership et de vision, ainsi que la volonté de reconstruire de nouveaux cadres d'appartenance. Par ailleurs, des cris de désespoir se sont fait entendre– notamment le sentiment que rien ne peut changer la réalité – mais aussi des efforts constants pour se poser la question de ce qu'il est encore possible de faire et quelles responsabilités on peut assumer.

Dans l'espace uninational juif, des questions différentes mais tout aussi pressantes ont émergé : le lien avec l'identité israélienne– à quel point on s’y sent attaché à l’heure actuelle, dans quelle mesure cela est vécu comme un fardeau ou une source de honte, et comment se reconstruire une identité dans de telles conditions et face à des émotions aussi complexes. Les participants ont évoqué la complexité de s'opposer à la guerre et au génocide lorsque des proches y sont impliqués. Les questions du service militaire obligatoire et de la réserve, ainsi que celle de l'objection de conscience, sont revenues à plusieurs reprises comme thèmes centraux au sein du groupe juif. À cela s'ajoutait une question plus large : qu'est-ce qui constitue une action politique significative dans la réalité actuelle ?

Il était frappant de constater que, lorsque les Palestiniens abordaient la question de la responsabilité, ils s'exprimaient en termes collectifs, en se demandant quelle est leur responsabilité en tant que groupe– par exemple, en mettant en place des institutions sociales, en formant la prochaine génération de dirigeants et en définissant une vision. Lorsque les participants juifs ont évoqué la responsabilité, ils avaient tendance à l'envisager sous un angle individuel – En tant que simple citoyen, que puis-je faire pour lutter contre l'injustice ? Ces différentes façons d'assumer ses responsabilités se sont ainsi traduites par un engagement personnel : le refus, une présence protectrice en Cisjordanie et la sensibilisation de son entourage.

Cette rencontre binationale portait en elle la tension entre tous ces univers. Tantôt régnaient la proximité et la curiosité réciproque ; tantôt, la distance et même le refus d’engager un dialogue binational, surtout à la suite de séances uninationales particulièrement tendues. Et pourtant, il y eut aussi des moments où le simple fait d’être ensemble a permis d’explorer l’identité en présence de l’autre : comment me définir lorsque l’autre m’écoute, me met au défi ou est simplement là ?

Un autre thème récurrent était la réflexion sur les termes et le langage politique – en particulier la question de l’utilisation de termes tels que « génocide ». Pour certains participants, le débat sur la terminologie était perçu comme une distraction par rapport à la réalité elle-même, tandis que pour d’autres, il s’agissait d’une lutte autour de la définition, de la reconnaissance et du sens. Les désaccords sur le langage n’ont pas été résolus, mais ils ont révélé la profondeur des divergences et l’importance que les participants accordent à la manière dont la réalité est décrite.

En plus de tout cela, il y avait aussi des tentatives de réflexion sur l'action : des propositions d'initiatives communes, des idées pour agir par le biais de l'éducation, des médias ou d'activités communautaires. Pourtant, là encore, un double mouvement se manifestait souvent : entre le désir d'agir et un sentiment d'impuissance, entre l'initiative et le doute. Il semblait que le simple fait de formuler des idées n'était pas moins significatif que leur mise en œuvre, s'inscrivant dans un processus de recherche de possibilités au sein d'une réalité fermée.

Possibilités, limites et pourquoi nous sommes ici

Au milieu de toute cette complexité, une question à la fois simple et profonde s'est également posée : Pourquoi sommes-nous ici ? Pour certains, la réponse résidait dans la rencontre elle-même : la possibilité de se trouver dans un espace où l'on encourage la franchise, même en cas de désaccord ; où l'on s'exerce à l'écoute, même lorsque cela demande des efforts ; et où il est possible de rester ensemble malgré l'incertitude. Pour d'autres, la question restait en suspens, voire s'était accentuée : Ce type de dialogue est-il susceptible d'engendrer un changement, ou se contente-t-il de refléter les limites du possible et les contraintes de la réalité ?

La table ronde a appelé à insister sur la nécessité de dire la vérité et à rechercher un nouveau langage dans une réalité où les mots sont usés. Les échanges lors de la conférence ont montré à quel point cette tâche est essentielle – et difficile. À maintes reprises, il est apparu clairement que le combat ne porte pas seulement sur ce qui est dit, mais sur la capacité même de s'exprimer. Ce dialogue est devenu un véritable laboratoire pour explorer cette question : comment créer un langage lorsque les mots eux-mêmes sont chargés de sens, contestés ou perçus comme insuffisants face à la réalité ?

Et c'est peut-être au cœur de cette tension qu'une voie se dessine. Non pas sous la forme d'un langage achevé et cohérent qui existerait déjà, mais comme un processus d'avancée à tâtons : des tentatives, des erreurs, des silences, des heurts et des moments de compréhension. Des moments où une vérité partielle est exprimée, même avec prudence ; où la complexité peut être acceptée, même si elle n'est pas résolue ; où se dessine une première possibilité de voir et d'être entendu. En ce sens, Le dialogue n’est pas seulement un espace qui met en œuvre l’appel à créer un nouveau langage, mais aussi un espace qui en teste les limites : jusqu’où la vérité peut-elle être dite, et quelles sont les conditions nécessaires à l’émergence d’un langage ? Un langage capable non seulement de décrire la catastrophe en cours, mais aussi d’y ouvrir des brèches propices au changement.

Article de la SFP traduit depuis l’original sfpeace.org/dialogue-in-conference-2025, à l’aide de la solution DeepL www.deepl.com

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